La fille qui avait croisé un aigle royal à vingt centimètres du plant de Cucurbita Pepo (à gauche des Solanum lycopersicum)

Avec la confination, j’en apprends chaque jour davantage sur la Nature, rapport au fait qu’on habite dans la campagne bretonne et qu’en ce moment, Netflix diffuse des choses pas très intéressantes (comme des séries policières croates qui ont le même budget et les mêmes décors que Zora La Rousse ou une télé-réalité qui est présentée par une dame qui s’appelle Désirée Burch et où on voit des messieurs très musclés et très bêtes, et des dames très bêtes aussi mais moins musclées, qui boivent des cocktails en essayant de ne pas coucher ensemble pour gagner tout plein de sous, ça a l’air idiot comme ça mais ça l’est encore plus si jamais tu regardes pour de vrai, même moi j’ai du mal et je préfère encore regarder la quatrième rediffusion en une semaine de Papy fait de la résistance).

Du coup, je me sens un peu obligée d’être dehors avec Loutre.

Dehors, c’est tous les endroits où il y a des bêtes qui rampent et qui volent et qui piquent, et aussi des odeurs de caca, des pollens qui font tousser et des choses à faire qui te font sentir des douleurs intenses et inhabituelles dans ton corps.

Lire la suite

Catégories : Mère Nature, le retour à la terre et toutes ces conneries | 2 Commentaires

La fille qui venait de renvoyer Valérie Damidot planter des navets à Gerberoy (une ville dont le nom te met en appétit, soit dit en passant)

L’autre jour, j’étais encore sur l’internet.

Entre une vidéo de coussin péteur qui avait la tête de Boris Johnson et un mème de David Hasselhoff (le monsieur qui jouait dans Supercopter  Tonnerre Mécanique une vieille série avec un véhicule en fer qui fait des bruits de vaisseau spatial), je suis tombée sur une très chouette vidéo avec des animaux.

On voyait des poules qui s’amusaient avec une balançoire dans leur poulailler trop classieux, elles montaient dessus, se balançaient, descendaient, remontaient dessus, après elles allaient manger du grain puis elles revenaient, se balançaient, descendaient, allaient manger…C’était très joli et puis ça rappelait trop bien notre vie d’avant à nous, quand on n’habitait pas encore la campagne bretonne mais la grande ville.

Lire la suite

Catégories : Mère Nature, le retour à la terre et toutes ces conneries | Étiquettes : , , , | 3 Commentaires

La fille qui partait chasser la courge bio du Chichiquetzal dans les forêts primitives de Gael-Paimpont

 

Depuis le début du confinage, je suis pas fière d’avouer que j’ai pas trop fait les courses.
C’est pas que ça me déplaît, parce que moi j’ai toujours aimé avoir des relations sociales avec les autres personnes qui vont chez Hyper U pour acheter du pain congelé, des tomates chimiques et des céréales au bisphénol.
C’est plutôt que Loutre aime pas trop que j’y aille, rapport à mon manque de prise de conscience écologique, politique et aussi éthique.
Loutre aime acheter des paquets de n’importe quoi, du moment qu’il y a la photo d’un monsieur avec un bonnet péruvien et une flûte de Pan ou d’une dame africaine très souriante avec un bébé accroché dans le dos.
Moi j’ai rien contre, c’est juste que ne trouve pas beaucoup de paquets de chips ou de barres chocolatées fourrées à la cacahuète avec ce genre d’image dessus, je sais pas trop pourquoi.

Lire la suite

Catégories : La meilleure façon de foirer une omelette nature, Soirées Tupperware et furoncles pilo-sébacés | Étiquettes : , , , | 3 Commentaires

La fille qui s’essayait à la méditation transcendantale à Dakshinkali sur fond de Motörhead

Hier, j’ai entendu de drôles de choses derrière la porte de notre chambre.
Dans la chambre, au départ, y’avait Loutre qui regardait une série hollandaise très haletante à propos d’un réseau de prostituées blondes et sexy qui sont pourchassées par des mafieux bruns et repoussants dans le port d’Amsterdam (où y’a des marins qui chantent mais sauf que là c’est des mafieux) (bruns et repoussants) (les mafieux, pas les marins).
Mais sauf que là, j’entendais plus les prostituées qui criaient « Help me, in plakjes snijden in de haven van Amsterdam waar zeelieden zingen » (le hollandais est une langue très douce, un peu comme l’allemand et le japonais).
A la place, j’entendais une voix qui ressemblait à celle d’Ulla (la gentille dame du Minitel qui te proposait des choses sales et payantes en 1989), et Ulla était en train de donner des ordres à Loutre, et j’ai trouvé que tout ça commençait à sentir le faisandé, alors j’ai ouvert la porte très vite et très fort  en donnant un grand coup de pied dedans, comme dans un film de Luc Besson (où il y a toujours des prostituées blondes et des mafieux bruns et repoussants, et aussi des personnes d’origine asiatique et des voitures rapides, quand on y pense).

Lire la suite

Catégories : Développement personnel et recherche du bonheur (c'est ça...) | 4 Commentaires

La fille qui génocidait des Davidiens à Waco en lisant la Divine Comédie

 

Avec Phlegmon, on s’est un peu pouillées pour savoir qui aurait accès à la télé pendant la confination.

Elle, elle est obsédée par un truc qui s’appelle JoJo’s Bizarre Adventure (ジョジョの奇妙な冒険, JoJo no kimyō na bōken en phonétique) et qui ressemble à un remake de Ken le Survivant, mais sans les blagues et en version originale. C’est rempli de messieurs très musclés, très huilés et très forts en kung-fu, qui sont tous homosexuels mais sans vraiment le savoir et qui déchainent les pouvoirs des esprits qui sont à l’intérieur d’eux pour se battre à coups de boules de feu en criant très fort « AHEUUUIIIKÔÔ ».

Moi, je m’occupe l’esprit en jouant à Far Cry 5, qui est un jeu de réflexion et d’intelligence dans lequel tu évolues  au milieu de citoyens américains habillés en salopettes bleues et en teeshirts « Make America Great Again », dans un endroit un peu perdu qui s’appelle le Montana, et où tu dois exterminer à peu près tout le monde au lance-flamme en disant le plus de gros mots possibles.

Lire la suite

Catégories : La vie de famille, qui donne des ulcères et provoque de l'eczéma | Un commentaire

Propulsé par WordPress.com.